Carnaval de DUNKERQUE

Publié le par Baldenberger

Carnaval de DUNKERQUE

Des rues envahies par des milliers de carnavaleux dont les parapluies et déguisements faits de plumes, chapeaux à fleurs et fourrures donnent vie à un vaste ensemble de couleurs bariolées, offrant un curieux contraste avec la grisaille hivernale,

des chansons paillardes chantées à tue-tête, de la bière qui coule à flots, des kilos de harengs jetés de l’hôtel de ville,

c’est le carnaval de Dunkerque, incontournable.

Pendant près de deux mois, de janvier à mars, la cité portuaire et les communes alentours sont métamorphosées et plongées dans une incroyable ambiance de fête débridée au rythme des Bandes, des chapelles (maisons « amies »), des hymnes et des tambours.

Tout commence au XVIIème siècle avec le développement de la pêche à la morue en Islande : la ville de Dunkerque venait d’être rattachée au royaume de France et les Dunkerquois qui pêchaient habituellement le hareng dans la mer du Nord se tournèrent vers la pêche à la morue, leur permettant ainsi de s’affranchir de la concurrence des Hollandais.

Les expéditions pouvaient durer environ six mois, entre avril et septembre, et se déroulaient dans des conditions très difficiles, voire dangereuses. Les marins dunkerquois (dont certains ne revenaient jamais de ces périlleuses aventures) touchaient une partie de leur solde avant le départ. Cet argent servait ainsi d’assurance à leur famille en cas de non retour.

Avant d’embarquer, les marins se réunissaient une dernière fois autour d’un banquet, la « foye », en partie financé par les armateurs. A l’occasion de ces banquets, les marins qui avaient déjà empaqueté leurs affaires pour leur long voyage, portaient les robes de leur femme et ornaient leur chapeau de fleurs. C’est la naissance de la « Visschersbende » Ces « fêtes » ont par ailleurs coïncidés à plusieurs reprises avec les « jours gras » qui précèdent le Carême et la fusion entre fête professionnelle et fête de carnaval s’est produite.

A la fin du XIXème, la pêche à la morue décline ainsi que la tradition carnavalesque. Le carnaval sera cependant relancé au début du XXème siècle sous l’impulsion de la municipalité. Interrompu pendant les deux guerres mondiales du XXème siècle, le carnaval reprit en 1946 dans une ville presque entièrement détruite par les bombardements.

Si la tradition était dans un premier temps le fait de marins, elle s’est progressivement étendue aux autres professions de la ville. Le Carnaval de Dunkerque y puise ses racines. Le carnaval est depuis resté une tradition ancrée dans les esprits, presqu’un rite et surtout, une occasion de se retrouver en famille et entre amis, qu’importe son âge et sa classe sociale.

D’où viennent les « pépins » du carnaval de Dunkerque ?

Ces hauts parapluies colorés sont indispensables au carnaval de Dunkerque. Ils portent les couleurs des associations organisatrices du carnaval. Ces organisations se consacrent le reste de l’année à des actions caritatives (vestiges des bals et œuvres de bienfaisance qui venaient en aide aux veuves et orphelins des marins). L’origine de ces parapluies remonterait au XIXème siècle. A cette époque, les paysans, appelés « berguenaere » en flamand, se rendaient au carnaval accompagnés de leurs inséparables parapluies. Pour se moquer d’eux, les carnavaleux décidèrent de les imiter en adoptant à leur tour des parapluies. Aujourd’hui, ces parapluies permettent aux membres des associations de se reconnaître dans la foule et viennent s’ajouter à l’ensemble fourmillant de couleurs du carnaval.

Carnaval de DUNKERQUE
Carnaval de DUNKERQUE

D’où viennent les « pépins » du carnaval de Dunkerque ?

Ces hauts parapluies colorés sont indispensables au carnaval de Dunkerque. Ils portent les couleurs des associations organisatrices du carnaval. Ces organisations se consacrent le reste de l’année à des actions caritatives (vestiges des bals et œuvres de bienfaisance qui venaient en aide aux veuves et orphelins des marins). L’origine de ces parapluies remonterait au XIXème siècle. A cette époque, les paysans, appelés « berguenaere » en flamand, se rendaient au carnaval accompagnés de leurs inséparables parapluies. Pour se moquer d’eux, les carnavaleux décidèrent de les imiter en adoptant à leur tour des parapluies. Aujourd’hui, ces parapluies permettent aux membres des associations de se reconnaître dans la foule et viennent s’ajouter à l’ensemble fourmillant de couleurs du carnaval.

Carnaval de DUNKERQUE
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Carnaval de DUNKERQUE
Carnaval de DUNKERQUE
Carnaval de DUNKERQUE
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Carnaval de DUNKERQUECarnaval de DUNKERQUE
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Le timbre représente le géant du Nord de Dunkerque «Reuze papa», le bateau-feu de France le «Sandettié» et l'église Saint-Eloi.

Le timbre représente le géant du Nord de Dunkerque «Reuze papa», le bateau-feu de France le «Sandettié» et l'église Saint-Eloi.

Publié dans Carnavals

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