La fête de Pessah : la Pâque juive

Publié le par Baldenberger

Pessah commémore la sortie du peuple hébreu d'Égypte et l'avènement du peuple juif après le don de la Torah à Moïse sur le mont Sinaï.

En hébreu, Pessa'h signifie passer par-dessus.


Ce nom vient rappeler qu'au cours des Dix Plaies infligées aux Égyptiens, Dieu tua tous les premiers-nés égyptiens mais il passa au-dessus des maisons juives et les préserva.

La fête de Pessah : la Pâque juive

Le timbre de 18 agorot évoque la sortie d’Égypte. On lit, sur la bandelette: « C’est au mois d’Abib que vous êtes sortis d’Égypte » (Ex 34, 18). Le mois d’Abib, ou des épis, marque l’ouverture du printemps en Palestine. Son nom a été remplacé ensuite par celui de Nisan, en raison du fait que, pendant un certain temps, le premier de Nisan fut considéré comme le premier jour de l’an juif. Sur la partie gauche de la gravure, apparaît la grande figure de Moïse, qui tient en mains le célèbre bâton, avec lequel, par la grâce divine, il ouvrit le passage de la mer Rouge et fit jaillir l’eau du rocher. En réalité, il ne s’agissait pas d’un bâton mais d’une gaule.

La fête de Pessah : la Pâque juive

Le timbre de 45 agorot représente les femmes qui, pourvues d’une quantité suffisante de farine, sont chargées de fabriquer pour toute l’octave le pain azyme, appelé matza (galette de pâte sans levain). Elles doivent veiller à ce que la farine, une fois moulue, ne soit pas mouillée afin d’éviter toute fermentation éventuelle. Ensuite, avec cette farine, à laquelle elles ajoutent simplement de l’eau; elle font la pâte et lui donnent la forme de miches ou de galettes, qui sont perforées puis mises au four, ainsi qu’on peut le voir sur la gravure. Nous lisons sur la bandelette: « Sept jours durant, vous mangerez du pain azyme » (Ex 12, 15), un texte qui est repris dans Ex 34, 18.

La fête de Pessah : la Pâque juive

Le timbre de 95 agorot représenterait la bénédiction de la première coupe de vin, appelée qaddus, après laquelle tous s’assoient et, le coude gauche appuyé sur un coussin, comme des hommes libres, boivent ce vin, puis consomment le hors-d’œuvre ou première partie du repas. Au cours de la seconde partie, on bénit et l’on boit obligatoirement la deuxième coupe de vin, en action de grâces pour la Terre d’Israël, pour le pacte de la circoncision et pour le don de la Loi. Ensuite, a lieu la véritable Cène pascale, où l’agneau est consommé. L’action de grâces qui succède au repas est jointe à la troisième coupe qui, pour cette raison, est appelée calice de bénédiction . Cette action de grâces une fois terminée, tous boivent au calice. Le repas doit prendre fin avant minuit. On lit sur la bandelette: « Ils célébreront en tout point cette Pâque suivant le rituel pascal » (Nb 9, 12).

Publié dans le temps de Pâques

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