Louise NEVELSON

Publié le par Baldenberger

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"Royal Tide 1" 1960 Storm king art Center

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"black chord" 1964

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"nightsphere light" 1969-1970 

Peter Jay Sharp theater

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"dawn's wedding chapel1

Louise NEVELSON

"dawn's wedding chapel 2" 1959 Whitney Museum

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"silent music 1" 

Irwin Galleries Palm Beach

Louise NEVELSON
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« Je veux devenir sculpteur et je ne veux pas l’aide de la couleur », déclare, enfant, celle qui va, tout au long de sa vie, habiter l’espace avec ses sculptures massives et poétiques. D’origine russe et de tradition juive, sa famille émigre en 1905 aux États-Unis, où Louise Nevelson reçoit un double héritage : le climat de libre-pensée prônant l’égalité entre les sexes dans laquelle elle est élevée, et l’artisanat – son grand-père était marchand de bois et son père travaille dans une usine consacrée à ce même matériau –, qu’elle privilégiera par la suite. En 1920, elle se marie et s’installe à New York, où elle peut se consacrer à ses passions : la peinture, la danse, le chant, le piano et le théâtre. En 1931, divorcée, elle part seule en Europe, où elle approfondit sa connaissance du cubisme auprès de son professeur, Hans Hofmann (1880-1966), à Munich, ainsi que des « arts primitifs », notamment au musée de l’Homme à Paris, où elle découvre l’art africain. De retour à New York, elle devient l’assistante du peintre mexicain Diego Rivera (1886-1957), qui réalise une série de fresques pour la New Workers School. À l’Art Students League, elle suit de nouveau les cours de H. Hofmann, mais aussi ceux de l’Allemand George Grosz (1893-1959). À la même époque, elle présente ses premières peintures et ses sculptures anthropomorphiques. Dans les années 1940, outre sa première exposition personnelle à la galerie Nierendorf de New York, L. Nevelson s’initie à la gravure, technique qu’elle pratiquera toute sa vie. Sous l’influence du cubisme et de l’« art primitif », elle s’éloigne de la sculpture traditionnelle et réalise des assemblages, conçus à partir de morceaux de bois trouvés. Au cours des années 1950 – étape charnière –, la visite de sites archéologiques et la vision des façades des édifices précolombiens au Mexique lui inspirent la création d’environnements, constitués de plusieurs éléments juxtaposés dans l’espace.

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