Née à Paris en 1914 et issue d’une famille lyonnaise, Élisabeth Boselli est une pionnière de l’aviation française.
Elisabeth Boselli étudie à l’École des Sciences Politiques où elle se spécialise notamment dans la diplomatie. C’est à la suite d’une conférence sur l’aviation que naît sa vocation de pilote. En 1938, elle obtient son brevet de pilote de tourisme après un baptême de l’air sur un Léopoldoff 45, acheté avec 11 camarades.
Enrôlée comme pilote de la Croix-Rouge et dans la Résistance sous les ordres de Maryse Bastié, Elisabeth Boselli est engagée volontaire en 1944 avec le grade de sous-lieutenant. Elle s’entraîne alors au brevet militaire de pilote de chasse, qu’elle obtient le 12 février 1946.
Démobilisée en 1946, Elisabeth Boselli est brevetée pilote de transport public et s’initie au vol à voile.
Elle entre dans l’Armée de l’Air et devient, en 1946, la première femme française lâchée sur avion de chasse, le Dewoitine 520.
Elle bat le 22 décembre 1947 le record d’altitude féminin à 5300m, puis à 5500m le 6 avril 1948 sur planeur Nord 2000. Elle reprend ensuite son entraînement de voltige et devient pilote de meetings.
En 1952, elle rejoint de nouveau l’aviation militaire dans l’escadrille de présentation acrobatique, puis intègre l’escadrille de liaison aérienne 54 à Oued Hamimim (Constantine) en Algérie. Après 900 heures de vol et 335 missions, Elisabeth Boselli quitte le service actif en 1969.
Officier de la Légion d’Honneur et détentrice de 17 records (dont huit mondiaux), elle s’illustre aussi en vol à voile et en voltige.
Élisabeth Boselli symbolise la femme pilote moderne et courageuse. Retirée dans la région lyonnaise, elle s’éteint à Lyon le 25 novembre 2005.