Je suis né à Charleville-Mézières (Ardennes) d'un père militaire et d'une mère, fille de propriétaires ruraux.
Au collège municipal de Charleville, je suis un élève brillant et précoce et je m'intéresse à la poésie et je rêve d'être publié.
En 1869, je remporte le premier prix du Concours académique. Dès l'âge de quatorze ans, j’écris mes premiers poèmes dont Etrennes des orphelins, publié le 2 janvier 1870 dans La Revue pour tous.
En 1870, durant la guerre avec la Prusse, je fugue à deux reprises pour aller à Paris rencontrer des poètes puis, pendant la Commune de Paris, je prends parti pour les insurgés.
Je fais la connaissance de Paul Verlaine et je deviens son compagnon début 1872. Je mène avec lui une vie d'errance en France, en Angleterre et en Belgique. Après une querelle, Paul Verlaine me blesse légèrement à la main d'un coup de révolver, ce qui lui vaudra deux ans de prison, malgré mon retrait de la plainte, surtout à cause de l’homosexualité.
En 1873, de retour dans la ferme familiale, je publie mon unique ouvrage de mon vivant, "Une saison en enfer", recueil de poèmes en prose. Je mets un terme à ma carrière de poète, au profit de la lecture et de l'apprentissage des langues.
De 1874 à 1878, je voyage dans de nombreux pays d'Europe où j’occupe divers petits emplois. En 1879, je contracte la fièvre typhoïde et je dois rentrer en France.
En 1880, je pars en Afrique où je passe les dernières années de ma vie dans le commerce des peaux et du café à Aden (Yémen) et à Harar (Ethiopie) et dans le négoce en Abyssinie. De 1885 à 1888, je fais du trafic d'armes.
Souffrant d'une forte douleur au genou, je suis contraint à rentrer en France, à Marseille où on me découvre une tumeur. Je suis amputé de la jambe droite et je meurs quelques mois plus tard à l'âge de trente-sept ans.