Je suis né le 19 juin 1623 dans l'actuelle ville de Clermont-Ferrand.
Je montre rapidement des facultés pour l'étude des sciences.
Mon père me qualifierait d’« enfant précoce » et il me fait interrompre mes études : âgé de 16 ans, je rédige un "Traité des sections coniques" prometteur qui attire l'attention de René Descartes. À 19 ans, je crée une machine à calculer capable d'automatiser les additions et les soustractions. Je la nomme dans un premier temps "machine arithmétique" avant de lui donner le nom de "pascaline". J’en confectionne plusieurs exemplaires, dont certains sont aujourd'hui exposés au musée de Clermont-Ferrand et au musée des Arts et des Métiers à Paris. En 1654, je mets au point une résolution du problème des partis, une méthode dont vont s'inspirer les sciences économiques et sociales modernes. Mes autres inventions incluent la presse hydraulique, la brouette, la vinaigrette (voiture à porteur) et le haquet.
Le duc de Roannez fait même appel à moi pour participer aux travaux d'assèchement du marais poitevin et à l'installation d'une ligne de transports en commun : sur ma proposition le 18 mars 1662, un système de transport en commun est élaboré à Paris. Sept carrosses publics sont mis en service entre la Porte Saint-Antoine et le Luxembourg. La course coûte 5 sols.
Je suis également écrivain-philosophe. Lorsque je publie en janvier 1656 "Les Lettres provinciales", je cherche à défendre mon ami Antoine Arnauld, un janséniste condamné par la Sorbonne pour ses opinions jugées hérétiques. Sous le pseudonyme de Louis de Montalte, je publie dix-huit lettres qui s'adressent aux Pères jésuites, et dont la première est datée du 23 janvier 1656. La controverse naît entre la vision catholique de l'homme guidé par Dieu et sur le libre-arbitre défendu par les jansénistes. Je débute les "Pensées" dont le titre d'origine était "Apologie de la religion chrétienne", visant à défendre la foi chrétienne. j’ y aborde de nombreux paradoxes philosophiques tels que l'infini et le néant, la raison et la foi, la vie et la mort, l'âme et la matière...
Dans le domaine des mathématiques, j’ai fait des travaux importants sur les probabilités. En 1659, je publie le « Traité de la roulette », un grand ouvrage sur les indivisibles.
Je m’éteins le 19 août 1662 à l’âge de trente neuf ans et laisse inachevée mon œuvre philosophique la plus importante : les "Pensées".