Ce plat traditionnel fait la fierté de la région du Nord de la France et de la Belgique. Il faut remonter au Moyen Âge pour trouver son origine. Elle était préparée à l’occasion des fêtes et des célébrations familiales. Très populaire car économique et réconfortante, elle se composait à l’origine d’une pâte avec de la farine et des œufs, de crème fraîche et de poireau, le tout cuit au four.
Au fil des siècles et des familles, la recette s’est enrichie et diversifiée. On y a ajouté du fromage, des lardons, des champignons, et même du maroilles (dont on vous parlera juste après). Chaque famille y a apporté sa touche personnelle, faisant de la flamiche un plat traditionnellement familial et gourmand.
Le mot, d’origine flamande, signifie “gâteau”. La recette est, quant à elle, d’origine médiévale. Autrefois, il s’agissait d’une galette de pâte à pain que l’on dégustait chaude, généreusement arrosée de beurre fondu. Devenue plus tard une sorte de tarte, salée ou sucrée, on se mit à lui ajouter des légumes tels que les poireaux, les oignons, la citrouille, les endives ou du fromage tel que le maroilles.
Pour la petite histoire, la légende dit que la flamiche trouve son origine dans l’intelligente astuce d’une fermière de Romedenne (frontière franco-belge).
La flamiche est née un jour où cette femme se rendait à Dinant avec les produits de sa ferme pour les vendre au marché, elle tomba violemment et, dans son sac de transport, se retrouvèrent mélangés le beurre, les oeufs, la crème et le fromage. Elle courut chez une amie qui était en train de cuire son pain, elle préleva un pâton et en fit une tarte où elle déposa le mélange forcé qui était dans son sac et mit le tout au four.